Je ne dis pas ces mots
Que tu veux entendre
Je mets seulement ma bouche
Sur ta bouche
Dehors cette lourde pluie
Qui m'attend
Si sombre et si dure
Il y a des moments
Où c'est mieux
De ne pas toucher
Le silence
Demain quand je pars
Je te laisse dormir
Je vole seulement
Un peu de ton odeur
Que je trouve dans tes cheveux
Que je trouve dans ton lit
Je pars sans rien dire
Dehors il y a cette lourde pluie
Qui a vu ton corps
Si pâle et si tendre
Maintenant elle essaye
De laver cette ville
Mais cette ville est beaucoup trop sale
Il y a des moments
Où c'est mieux
De ne pas toucher
Le silence
Mon silence
Silence
Ecoute mon cœur battre en silence
Doucement écoute la souffrance
D'un cœur ouvert
Tant qu'il en est encore temps
Silence
Ecoute ses pulses et ses prouesses
Regarde ses peurs et ses acteurs
De ses faiblesses
Tant qu'il en est encore l'heure
C'est un cadeau précieux
C'est un cadeau des dieux
Qu'il batte près du tien
Pour ralentir enfin
Au fil du temps, sur le fil de nos vies
On connaît ses limites
Mais qui connaît vraiment
Ce fils du temps, si fort que nos envies
Quand elles chantent en chœur
Ecoute-le vivre
Silence
Doucement la mesure en silence
Et puisqu'il n'est pas plus fort qu'un autre
Tu te laisseras
Comme les autres, par la force des choses
D'autres battront pour toi, la mesure à sa place
Ils vivront près du tien, pour ralentir enfin
Au fil du temps, sur le fil de nos vies
On connaît ses limites
Mais qui connaît vraiment
Ce fils du temps, si fort que nos envies
Quand elles chantent en chœur
Ecoute-le vivre

Respire encore
Palpite en nous
Tu es mon or, tu es mon...
Reste, vis encore
Reprendre ton souffle
A coups de sang, respire encore
En silence
Au fil du temps, sur le fil de nos vies
On connaît ses limites
Mais qui connaît vraiment
Ce fils du temps, si fort que nos envies
Quand elles chantent en chœur
Ecoute-le vivre en silence
Quand elles chantent en chœur
Ecoute-le vivant
Silence...
Silence...
Qu'il était beau, le silence
Quand il voulait tout dire
Lorsque l'amour en partance
Nous promettait son empire
Lorsqu'au bout de nos errances
Nous nous trouvions enfin
Qu'il était beau, le silence
Lorsque les mots étaient vains
Mais qu'il est lourd, le silence
Quand il ne dit plus rien...
Plus rien
Quand chacun dans sa nuit
Attend l'aurore
Nous aimons-nous encore
À chacun ses regrets...
Mais où aller... que faire
On en peut plus se taire
Alors je dis ton nom
Et toi, tu dis Amour
Et moi, je te réponds
Vieillirons-nous un jour
Qu'il était beau le silence
Quand il sous-entendait
Une infinie concordance
De tous nos rêves secrets
C'est vrai qu'il était d'or
Et de poussière d'étoiles
Riche de tous les accords
Des choeurs des cathédrales
On s'attend tous les soirs
Sur le quai des départs
Veux-tu qu'on lève l'ancre
Vers de clairs lendemains
Mais qu'est-ce qui nous retient
Cloués, la peur au ventre
Alors, je dis ton nom
Et toi, tu dis Amour
Et moi, je te réponds
Vieillirons-nous un jour
Qu'il était beau, le silence
Qu'il était beau, le silence



























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